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Témoignages

N'hésitez pas à communiquer sur ce sujet, envoyez-nous vos témoignages.

Témoignage de D.L., reçu le 31 janvier 2004 :
Mon père, âgé de 72 ans, est en réanimation depuis une semaine dans un hôpital des Yvelines, pour un cas grave de légionellose et en coma thérapeutique depuis son hospitalisation...

Témoignage de MCM, reçu le 5 janvier 2004 :

Témoignage de C et S, reçu le 30 mai 2002 :
"Le 3 oct. 2001, notre Papa Y quitte une réunion de travail et rentre chez lui dans un état grippal ..."

Témoignage de Mme X. :
"Il y a une semaine, une habitante de la résidence des Aulnays à Elancourt m'informait de la contamination des réseaux d'eau chaude de cette résidence par la legionella..."


Témoignage de Magali CABUS, responsable qualité dans le laboratoire d'analyses environnementales LABACTÉRIE SA.
"Je veux vous rapporter mon expérience en matière de recherche de Legionella dans l'eau froide..."

Témoignage de Mme N.
"Nous venons de découvrir une note peu lisible et plutôt laconique sur la porte accédant à la terrasse de notre restaurant d'entreprise, précisant qu'il était interdit de déjeuner sur ladite terrasse étant donnés les risques de légionnellose..."


Témoignage de DL, reçu le 31 janvier 2004

Mon père, âgé de 72 ans, est en réanimation depuis une semaine dans un hôpital des Yvelines, pour un cas grave de légionellose et en coma thérapeutique depuis son hospitalisation. L’équipe des urgences a fait un diagnostic immédiat de la maladie et a commencé le traitement dès son admission… Nous savons que la DDASS recherche le lieux de transmission de la bactérie, en fonction des séjours récents de mon père en Isère, Essonne et Yvelines. Nous sommes en attente des résultats et surpris d’apprendre par le corps médical que des cas similaires, non encore connus des médias existent sur la France entière et sont loin d’être cantonnés au « Nord Pas de Calais » !… Votre site Internet indique les précautions d’hygiène préventives qui mériteraient d’être connues d’un plus grand public, sans pour autant procurer une panique générale… Les médecins nous ont conseillé d’aller regarder sur Internet les précautions d’usage, et comme nous ne sommes pas encore équipés, c’est une amie qui m’a aidée et conseillée pour témoigner. Mon père vient de sortir du coma, mais nous ne sommes pas certains à ce jour de le voir guérir, ni des conséquences de la maladie : séquelles etc... Je vous remercie de publier ce témoignage afin de sensibiliser vos lecteurs à la prudence et aux gestes simples que vous préconisez en prévention de cette maladie. Les médias semblent ignorer l’ampleur de cette maladie, le corps médical consulté insiste sur le nombre importants de malade touchés sur l’ensemble du territoire, ce qui n’est diffusé dans aucun bulletin d’informations nationales à ce jour. Merci à l’avance de votre aide. Le 31 janvier 2004 D. L .

Témoignage de MCM, reçu le 5 janvier 2004

une personne de ma connaissance est dcd de la légionnellose à tarare 69 il y a 2 ans . cas unique dans cette ville de 10 000 ha pourquoi? ou a t elle pu ètre contaminée? pas de voyage,aucune autre victime dans son immeuble ni à son travail. c'était la gd-mère maternelle de ma petite- fille,elle a 12 ans et encore aujourd'hui elle entend parler de cette maladie tous les jours à la tv (hélàs) et nous n'avons jamais eu de réponse claire à lui donner! personne ne sait comment sa mamie de 52 ans a été contaminée. merci de m'éclairer pour ma petite fille

Témoignage de C et S, reçu le 30 mai 2002

"Bonjour,

Nous nous appelons C et S, nous vivons en région parisienne et nous passons depuis quelques mois des passages très difficiles à cause de la légionellose, si nous n'avons pas témoigné plus tôt, c'est qu'il nous est encore très difficile d'en parler mais la coupe est pleine et nous allons vous expliquer notre "cas".

Le 3 octobre 2001, notre Papa Y quitte une réunion de travail et rentre chez lui dans un état grippal (forte fièvre : + 40° et courbatures, normal) et prend rendez-vous chez son médecin traitant (Dr J.) diagnostique une bonne grippe et lui donne quelques médicaments et antibiotiques pour arrêter le mal.

Y prend ses médicaments, mais le 5 octobre, son état s'aggrave, il a beaucoup de mal à respirer et souffre des poumons, il se rend de nouveau chez Dr J qui lui prescrit une radiographie des poumons d'urgence et lui demande de revenir. Ce qu'il fait de suite et là, le compte rendu du radiologue précise qu'il y a un "foyer" dans le poumon gauche. Papa se rend de nouveau chez Dr J qui diagnostique maintenant une pneumonie, lui prescrit de nouveau des médicaments qu'Y va prendre de suite.

Le 6 octobre, S me contacte pour m'expliquer que Papa va très mal et qu'il serait souhaitable d'aller le voir et le raisonner pour qu'il se rende à l'hôpital. Ce que je fais, je me rends au chevet de Papa avec mon époux et mes enfants, Maman va chercher Papa qui est resté couché (ça ne lui ressemble pas, lui qui est très dynamique). Papa a beaucoup maigri et vieilli physiquement, il n'arrive pas à parler, il souffre en respirant. Nous sommes restés avec lui une bonne partie de la journée avec lui en lui expliquant qu'il serait mieux à l'hôpital et qu'il serait soigné plus rapidement mais il est très têtu.

Dimanche 7 octobre, très inquiètes, nous sommes retournés voir Papa, qui "semble aller mieux", il nous précise qu'il a l'impression d'avoir moins mal du côté gauche mais le côté droit devient un peu douloureux et nous explique qu'un pneumonie fait toujours beaucoup souffrir avant que cela aille mieux.

Le 8 octobre 2001, il va mal, il divague, sa fièvre n'a toujours baissé (toujours + 40°), il souffre toujours et a de plus en plus de mal à respirer, Maman appelle le médecin qui lui dit de l'emmener d'urgence dans une clinique. Ce qu'elle fait immédiatement (Papa a noté tous ses rendez-vous et contrats à signer afin qu'elle les transmette à un de ses collègues). A la clinique, ils lui font des examens et disent à Maman qu'ils ne peuvent pas le garder car il faut qu'il soit admis au service réanimation et mis sous respiration artificielle rapidement et Y a le coeur fragile et de plus il est diabétique. Ce qui est fait sur le champ, l'état de Papa est critique, il l'emmène dans une autre clinique très réputée dans notre région. Ils l'endorment artificiellement et le mette sous respiration artificielle.
Le 8 après-midi, les médecins lui font des examens sanguins et urinaires.

Mardi 9 octobre 2001, le verdict tombe, Y a une légionellose (dans un état avancé). Maman a appelé la famille pour expliquer ce qui se passe et les parents de Papa sont venus tout de suite. Papa a maintenant un traitement adéquat pour le mal qui l'a envahi.

Mercredi 10 octobre, nouvelle catastrophe, les reins de Papa ne fonctionnent plus et la clinique où il se trouve n'a pas le matériel pour une épuration extra-rénale. Il est transféré d'urgence dans un hôpital proche où les médecins le prennent en charge aussitôt.

Jeudi 11 octobre, un espoir, les reins de Papa fonctionnent de nouveau, mais ses poumons sont plein de pue et il faut les nettoyer. Ce qu'ils vont essayer de faire car Y ne supporte pas le traitement, son coeur faiblit à chaque tentative par les médecins.

Vendredi 12, son état est stationnaire. Nous nous sommes rendus chaque jour à son chevet pour lui parler, lui dire de se battre car Y est un battant et ne se laisse jamais abattre. Le vendredi 12 octobre au soir, un médecin du service veut nous voir (nous ne les avions jamais rencontrés jusqu'alors). Il nous dit qu'ils ont tout fait, fibroscopie bronchique pour désencombrement mais Papa n'accepte plus aucun traitement car son faiblit à chaque fois, nous nous sommes rendus de nouveau à ses côtés.

Le 13 octobre 2001 à 4h30, S m'appelle pour m'annoncer la mauvaise nouvelle : Papa vient de mourir (rien que le mot me fait mal).

Mais où a-t-il pu attraper cette bactérie ?
Le médecin du service réanimation nous a demandé de vérifier tout son emploi du temps afin de connaître l'endroit où il aurait pu l'attraper, ce que nous avons fait et tout porte à croire (nous avons toutes les pièces en main) pour dire qu'il l'a attrapé en déplacement professionnel.
Il travaillait pour une société pharmaceutique, il vendait du matériel et logiciel pour les pharmaciens. Nous savons que l'incubation de la légionellose et de 2 à 10 jours. Et en regardant son agenda, il a été en déplacement professionnel tout le temps, alors son employeur a fait une déclaration d'accident du travail. Il a été dans 2 hôtels (qui ont été enquêtés pas la Sécurité Sociale et la DDASS) et dans une bonne vingtaine de pharmacies qui n'ont pas été enquêtées.
Pourquoi ? Il n'y a pas eu d'enquête non plus à son domicile.
Pourquoi ? Nous sommes intimement convaincues (ainsi que son employeur) qu'il a contracté cette bactérie dans son environnement professionnel.
Mais le verdict de la Sécurité Sociale tombe au mois de janvier : "le travail n'a joué aucun rôle dans le déclenchement du malaise", tels sont les mots employés dans leur courrier. Nous sommes révoltées par le verdict, comment la sécurité sociale peut dire cela alors qu'ils n'ont pas effectué les enquêtes partout où il s'était déplacé, il est vrai qu'en passant dans une pharmacie, on ne peut pas contracter la légionellose mais Y y allait et y rester un certain temps pour discuter du contrat, pour les installations informatiques, il déjeunait au restaurant. Nous avons contesté la décision et demandé une contre expertise, nous nous y sommes rendues le 13 mai dernier, et le 29 mai, nous recevons un nouveau courrier qui précise que aucun élément nouveau prouve qu'il est contracté la bactérie à son travail. Nous sommes désemparées, Maman a déménagé fin décembre, elle a changé de région, car elle n'avait plus de ressource pour payer son loyer (Papa ne souhaitait pas qu'elle travaille). Qu'avons-nous comme recours ?

Nous insistons sur quelques points :
1) Dr J a fait une erreur de diagnostic car Papa était un "sujet" à risque : il était diabétique et des problèmes de coeur. Il aurait dû faire hospitaliser Papa rapidement. Mais il n'a rien fait.
2) La Sécurité Sociale n'a pas enquêté tous les lieux fréquentés par Papa y compris son domicile(peur de devoir accepter l'accident du travail).

Nous avons averti le journal local qui a fait un très article sorti le 13 mars 2002. Nous avons fait appel un autre journal (régional), le journaliste doit nous contacter pour la sortie de l'article.

Nous avons été longues à expliquer notre histoire, nous savons que cela ne fera pas revenir Papa, mais nous avons l'impression d'une injustice non punie (car il y a certainement encore un lieu fréquenté par Papa contaminé par cette maudite bactérie).

Nous avons décidé de nous battre aussi longtemps qu'il le faut pour faire reconnaître l'accident du travail. Notre deuil n'a pas encore commencé et ne pourra pas se faire tant que nous aurons cette injustice sur la conscience."

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Témoignage de Mme X.

"Madame, Monsieur,

Il y a une semaine, une habitante de la résidence des Aulnays à Elancourt 78990 m'informait de la contamination des réseaux d'eau chaude de cette résidence par la legionella. Une simple lettre listant des précautions à suivre a été distribuée dans les boites aux lettres de la résidence (au milieu des publicités).

Ce vendredi 26, une habitante du bâtiment 39 de la résidence des Nouveaux Horizons, voisine de la première, me signalait la même contamination dans cette résidence.

Notre résidence est proche des deux précédentes. Mon fils de trois ans souffre depuis une semaine d'une toux très grasse, notre médecin le suit de près, et nous signale qu'il a entendu parler de cette contamination.

Je souhaite être rassurée. Notre voisine se renseignant par téléphone au commissariat de Police s'est vue répondre que cette question était du ressort des médecins.

D'autre part je n'ai pas trouvé cette information sur internet.

Auriez-vous la gentillesse de m'informer sur cette question particulière ?

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués."

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Témoignage de Magali CABUS, responsable qualité dans le laboratoire d'analyses environnementales LABACTÉRIE SA.

" Bonjour,

Je suis responsable qualité dans un laboratoire d'analyses
environnementales, dont la principale activité est la recherche et le dénombrement des Legionella et Legionella pneumophila dans l'eau.

Je veux vous rapporter mon expérience en matière de recherche de Legionella dans l'eau froide car je suis très surprise lorsque je lis dans « Le Parisien » à propos de l'HEGP : « les experts restent particulièrement perplexes sur l'apparition de Légionelles dans les réseaux d'eau froide, ce qui est rarissime ».
En effet, la bactérie Legionella vit dans les milieux aquatiques non salés ,tels que les lacs et les rivières à l'état naturel, et les réseaux d'eau, les tours aéroréfrigérantes, les fontaines décoratives ou réfrigérées. Pourquoi les fontaines décoratives et les fontaines réfrigérées sont mentionnées comme des points à risques dans les divers textes (comme les ballons, les tours aéroréfrigérantes, les jacuzzisS), si les légionelles sont «rarissimes» dans l'eau froide ? Il est certain que les bactéries se développent moins vite dans l'eau froide que dans l'eau chaude, mais elles se développent car dans les réseaux d'eau froide, il peut exister des bras morts naturels (tuyaux coupésS) ou artificiels (robinets jamais utilisés) ainsi que du calcaire, donc des facteurs favorisants.

A ce jour, nous avons pu observer des contaminations en Legionella élevées (plusieurs dizaines de milliers d'UFC / Litre) dans des fontaines réfrigérées (sans que le réseau d'ECS soit pour autant très contaminé). Nous avons fait ces observations à plusieurs reprises dans diverses entreprises (hospitaliers et industrie). Alors il ne faut pas se voiler la face, les réseaux d¹eau froide mal conçus, ou mal entretenus présentent eux aussi des
risques.
Reste à déterminer le mode de contamination. Je ne suis pas médecin, aussi je ne m'avancerai sur rien et ferai de simples propositions : les gouttelettes qui sont dans les chutes des fontaines décoratives, la condensation qui se dépose sur les robinets d'eu froide, les gouttelettes qui « voltigent » lorsque l'on boit aux robinets.

Tout ça pour vous faire comprendre que d¹un expert à l¹autre les avis changent, alors mieux vaut prévenir que guérir et donc surveiller les réseaux d'eau froide.

Cordialement,

Magali CABUS"

RAQ ­ LABACTÉRIE SA (TARASCON-13)
Mail : mcabus@labacterie.com

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Témoignage de Mme N.

"Bonjour,
Nous venons de découvrir une note peu lisible et plutôt laconique sur la porte accédant à la terrasse de notre restaurant d'entreprise, précisant qu'il était interdit de déjeuner sur ladite terrasse étant donnés les risques de légionnellose...
Aucune autre information n'ayant circulé dans les sociétés installées dans les deux immeubles concernés de la rue Cognacq Jay à Paris 7ème, l'affollement et la psychose ont succédé à ce manque d'information : beaucoup de personnes souffrant actuellement de "grippes bronchiteuses" se font faire des test et des radios, malgré une attitude dubitative de leur médecin, que faire, qui croire ?
Après discussion avec les responsables de la cantine, nous avons appris que les bouches d'aération humides de la clim débouchant sur la terrasse et que des prélèvements positifs attestaient de la présence de légionnelles,il y a en effet risque, mais à quel degré ?
Que le risque existait à travers la nourriture (peu) et à travers l'eau, tiède en particulier.
Les délégués du Personnel ont soulevé le problème, la Médecine du travail alertée doit contacter le responsable de l'entretien des deux immeubles et l'Inspection du travail doit intervenir pour avoir des informations concernant les risques réels ou potentiels.
à suivre... 20/06/01 Paris."

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