
| |
Ce
site est enregistré à la CNIL sous le n° de dossier : 750366 |

| |

La
maladie expliquée autrement grâce à vos témoignages
|
| |

Toutes
les associations et organismes oeuvrant pour une meilleure diffusion de
l'information peuvent disposer gratuitement d'une page dans le site Legionellose.com
|

| |

Codina,
Huiles Cosmétiques Naturelles
|
|
 |
Traitements contre la corrosion et l'entartrage pour
l'eau chaude sanitaire ECS
Introduction
Avant de lire dans le détail cette page il est souhaitable de parcourir
auparavant la page entartrage et Legionella comme la page corrosion et
choix des matériaux. La présente page est autant didactique
que technique.
Les traitements (appelés à tort inhibiteurs filmogènes)
sont destinés aux eaux chaudes sanitaires et ils touchent une eau
susceptible d'être consommée.
Les molécules autorisées sont peu nombreuses et elles relèvent
d'une autorisation donnée par le Conseil Supérieur d'Hygiène
Publique.
Dans ce domaine, il existe aussi des différences entre les principaux
pays industrialisés.
La situation n'est pas très claire pour les produits de nettoyage
et de désembouage des réseaux. La logique voudrait que,
à la remise en eau, l'on contrôle "l'alimentarité"
de l'eau et que les produits les plus efficaces, à condition de
les éliminer, soient utilisables.
Ainsi, une molécule désinfectante, autorisée dans
un produit pour laver la vaisselle, sans contrôle analytique dans
son usage, n'est, à priori, pas autorisée pour nettoyer
un réseau d'eau chaude, même si le nettoyage est contrôlé
par les meilleurs spécialistes français (techniciens, laboratoires).
ceci conduit à des utilisations "pirate " de technologies
appliquées en routine dans les pays voisins et à une sur
consommation d'eau de javel, avec les conséquences que l'on connaît:
- résultats incertains,
- corrosion irréversible des équipements avec création d'un terrain
beaucoup plus favorable au développement ultérieur du biofilm et de
la Legionella
Les équipements:
La première approche consiste à modifier l'équilibre
calco-carbonique de l'eau.
Le caractère entartrant de l'eau dépend, comme indiqué
dans une autre page:
- du pH de l'eau. Celui-ci
est difficilement modifiable,
- de la température de l'eau au niveau de la couche limite. Ce
paramètre est difficile à corriger,
- des bicarbonates (le TAC de l'eau). Une décarbonatation est
techniquement possible mais elle est réservée aux grosses
installations,
- la dureté de l'eau (le THCa). Ce paramètre est très
facile à ajuster, principalement par adoucissement,
- et pour terminer la salinité qui a un comportement peu important.
En général l'on cherche à réduire la quantité
de calcium afin de positionner la dureté calcique, dans le réseau,
pour obtenir une eau très légèrement corrosive, à
chaud (Index de Ryznar, calculé pour la température de peau
la plus élevée, légèrement supérieur
à 6 et un index de Langelier légèrement négatif).
Il ne faut surtout pas trop adoucir l'eau et risquer un comportement trop
agressif, en absence d'un traitement inhibiteur de la corrosion adapté
dans l'eau.
Le plus souvent la dureté calcique sera règlée entre
12 et 15 °F (TH Ca de l'ordre de120-150 mg/l, soit environ 55 à
90 mg/l exprimé en calcium).
La technique la plus utilisée est l'adoucissement sur résines.
Cet appareil produit une eau sans calcium. Un by-pass mélangeant
de l'on non adoucie et de l'eau adoucie assurera une composition adaptée.
Le by-pass devra être périodiquement contrôlé
par le fabriquant ou l'exploitant et faire l'objer de contrôles
réguliers.
Il est bon aussi de désinfecter les résines avec une procédure
reconnue par le fabriquant puis un rinçage.
D'autres techniques, faisant appel aux membranes (osmose inverse, électrodialyse,
nanofiltration) se développent.
Molécules autorisées:
Seules quelques molécules chimiques font l'objet d'une autorisation.
On peut citer:
* l'acide phosphorique et ses
sels (souvent appelée OPO4 )
L'orthophosphate est un inhibiteur de corrosion des aciers principalement.
Dans l'eau, pour agir efficacement contre la corrosion il a besoin :
- d'un surdosage initial pour passiver
les zones à protéger,
- d'un dosage suffisant pour entretenir la protection contre la corrosion,
- d'une injection permanente. La protection
qui se situe au niveau des zones anodiques des piles de corrosion
ne supporte aucun arrêt dans l'injection. Un arrêt dans
l'injection conduit à une destruction partielle de la protection
et à une focalisation de la corrosion sur ces zones,
- d'une teneur minimale en calcium. Le calcium participe aux mécanismes
de passivation en liaison avec l'OPO4, Celle -ci est de l'ordre de
40 mg/l de calcium (exprimé en Ca++) ou une dureté calcique
de 10 °F (100 mg/l). Si l'eau est adoucie, ce qui est un moyen
classique pour réduire l'entartrage des réseaux, un
by-pass et un mélange d'eau adoucie (sans calcium) et d'eau
normale (avec du calcium) est indispensable. Sur une eau trop adoucie,
l'inhibiteur de la corrosion ne fonctionnera pas ou très mal,
- une teneur maximale en calcium. C'est la faille dans ce type de
traitement avec les températures élevées (§
ci-après). Aux pH usuels de l'eau dans les réseaux d'eau
chaude, si la teneur en calcium est élevée l'OPO4 précipite
et cette molécule disparaît comme inhibiteur de la corrosion
et entartre les installations. Les polyphosphates minimisent un peu
ce problème mais, malheureusement l'on ne peut pas utiliser,
dans l'eau potable, les excellents dispersants du phosphate tricalcique
utilisés dans les eaux industrielles,
- une température raisonnable au niveau de l'eau et au niveau
de la couche limite sur les matériaux. Les courbes de solubilité
du phosphate tricalcique (avec indirectement la disponibilité
dans l'eau d'OPO4 inhibiteur) montrent que cette solubilité
s'effondre lorsque la température de l'eau monte au-delà
de 50 °C. Ceci veut dire q'un inhibiteur à base OPO4 ne
fonctionnera pas bien si l'on modifie la température de l'eau
dans un réseau E.C.S. .
* les polyphosphates ( ou PPO4) qui
sont des chaînes de phosphates, assimilables à un petit
polymère.On peut ainsi citer :
l'hexamétaphosphate
ou HMP,
le pyrophosphate ou PP,
le tripolyphosphate ou TPP
Les PPO4 sont à la fois des :
- inhibiteurs d'entartrage du carbonate de calcium et dans une moindre
mesure du phosphate tricalcique,
- inhibiteurs de corrosion (de performance moyenne) pour les zones cathodiques.
* Le zinc (sous forme d'ion
Zn++), provenant de sels de zinc (chlorure de zinc ou sulfate de zinc).
Cet ion est un excellent inhibiteur de corrosion des zones cathodiques.
Dans les eaux chaudes sanitaires, le zinc ne peut être associé
à des dispersants. Il va précipiter naturellement :
Lorsque le pH de l'eau dépasse 8-8,2. Ce peut être le cas
à proximité du point d'injection de l'eau de javel (ce
produit est très alcalin), ou durant les phases de nettoyage
en présence de fortes doses d'eau de javel,
Lorsque la température de l'eau (ainsi que la température
au niveau de la couche limite) est trop élevée (> 50
°C) en absence de dispersants.
*Les silicates. Il s'agit d'inhibiteurs
plus complexes à utiliser et capables d'agir sur les aciers,
galvanisés ou non, le cuivre.. Le dosage de ces produits est
peu évident à suivre et les risques d'un encrassement
irréversible existent.
Les formulations :
Il est plus que souhaitable d'utiliser des formulations homologuées
en France par le CSTB. L'homologation n'est pas une garantie de résultat
mais vous aurez un produit :
- Testé avec un mode d'emploi et des limites d'utilisation,
- Conforme à la législation française,
- Contrôlé en fabrication.
Limites de fonctionnement
:
Comme cela a été indiqué plus haut, les inhibiteurs
de corrosion destinés aux E.C.S. présentent les lacunes
suivantes :
- Efficacité limitée sur les matériaux autres que
l'acier (galvanisé ou non)
- Performance médiocre en anticorrosion sur les eaux chaudes (ou
avec une couche limite à température élevée).
Le seuil se situe vers 50 °C. Un traitement thermique ou une augmentation
de la température de l'eau (passage dans la boucle de 50 à
70 °C aura un effet désastreux sur la corrosion des aciers
et aucun traitement anticorrosion ne fonctionne correctement,
- Aux fortes et aux faibles duretés. Un adoucissement partiel de
l'eau est très utile. Son réglage devra être confié
à des spécialistes et un contrôle régulier
de la qualité de l'eau est à prévoir.
Il faut donc :
- Mettre en place des outils (coupons de corrosion, manchettes démontables,
sondes électriques), pour suivre la corrosion. Sur de l'acier,
celle-ci, sur 30 jours devra rester en deçà des 75 µm/an
- Limiter l'usage des oxydants au strict nécessaire.
Mise à jour juillet 2001- Révision 1-
copyright IRH Environnement et Jean-Louis ROUBATY 2001
|
 |
 |