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site est enregistré à la CNIL sous le n° de dossier : 750366 |

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La
maladie expliquée autrement grâce à vos témoignages
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Toutes
les associations et organismes oeuvrant pour une meilleure diffusion de
l'information peuvent disposer gratuitement d'une page dans le site Legionellose.com
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Codina,
Huiles Cosmétiques Naturelles
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Biofilm et développement de la Legionella
Introduction sur le biofilm
Il apparaît clairement
sur le dessin qu'une contamination légère et aléatoire
de l'eau alimentant la boucle ne peut expliquer une présence, parfois
massive de légionelles dans l'eau chaude distribuée ou,
par extension dans le panache d'une tour.
L'auteur de ces lignes a ainsi rencontré, sur une boucle sous-pression,
alimentée avec de l'eau potable d'une grande ville et reprenant
le principe ci-dessus, plus de 1 million de légionelles par litre.
Le temps de résidence de l'eau dans la boucle, un ratio entre le
débit d'eau nouvelle et le volume du circuit, est le plus souvent
trop faible, pour justifier une croissance de plusieurs logs du nombre
de légionelles.
Dans les faits, l'on retrouve une situation bien connue dans les réseaux
d'eau potable. Un biofilm se forme dans les tuyaux. Celui-ci va incorporer
les bactéries gênantes et se développer.
Il suffit de se trouver temporairement dans un contexte de décrochage
du biofilm pour libérer ponctuellement, par arrachage, les bactéries
fixées sur la surface du tuyau.
Le nombre de Reynolds, indicateur bien connu des formes d'écoulement,
peut, en augmentant et en dépassant 4-5000, conduire à un
écoulement "turbulent", arracher la biomasse, et ainsi
libérer les bactéries.
Ce mécanisme très connu est à la base de certains
traitements, que l'on verra plus loin, qui agissent directement sur le
biofilm (les bio dispersants par exemple), et il explique pourquoi une
chloration, même massive, ne supprime pas totalement les désordres,
surtout, si le temps de contact chlore/bactérie est insuffisant.
Ce temps de contact dépend
de l'âge de l'eau, tronçon par tronçon dans le circuit.
Si l'on a dans une partie du réseau, un passage préférentiel
de l'eau, celle-ci, à peine chlorée va être extraite
du réseau par un point d'usage.
Ce temps de séjour est ainsi très différent, dans
les divers bras du réseau et il est dépendant des modes
d'écoulement. Ceux-ci sont affectés, bien entendu par la
consommation de l'eau, consommation qui peut aussi favoriser certains
passages préférentiels.
Certains centre hospitaliers ont ainsi réduit la capacité
de stockage et le volume de certains ballons. Si ils chlorent l'eau, ils
ont aussi réduit le T du produit C x T, donc l'efficacité
de la chloration......
Il est, comme le rappelle justement certains auteurs anglo-saxons, illusoire
de fixer des seuils de détection dans l'eau circulante et se baser
sur ces seuils pour classer les eaux. Lors du colloque du CSTB du 16 décembre
1999, Monsieur le Professeur HARTEMANN du département Environnement
et santé de la faculté de médecine de Nancy rappelait
que "
qu'un résultat sera toujours donné en
concentration en Légionelles inférieures à 50 ou
100 UFC/litre selon la limite de détection du laboratoire, donc
ne correspond en aucun cas à une absence de Legionella ".
L'analyse microbiologique de Legionella ne donnerait ainsi, pour les faibles
valeurs, moins de 50 ou 100 Legionella par litre et non zéro. Le
contrôle doit rester permanent.
Mécanisme
de croissance et de décrochage du biofilm
Couche limite et biofilm
La couche limite est une zone, au contact avec les matériaux, particules
solides ou liquides (huile...) qui est relativement peu perturbée
par le fluide en circulation.
Dans une canalisation, la situation peut être résumée
par le schéma suivant:

Il apparaît clairement
que, au niveau de cette couche limite, certaines réactions physico-chimiques
peuvent avoir lieu ainsi que des développements bactériens
majeurs.
Selon l'épaisseur de la couche, l'on peut rencconter aussi bien:
un développement de biofilm,
biofilm pouvant intégrer des légionelles,
des corrosions localisées,
provenant d'une interaction entre l'eau, les bactéries et les
parois,
un échauffement local de l'eau.
C'est le problème classique des réseaux d'eau froide.
Les légionelles se développent dans les eaux tièdes
et il est communément accepté par les spécialistes
que la température minimale de l'eau pour un début de
croissance est 20 °C (25 °C pour de nombreux auteurs). Il
n'est pas rare, pour une eau froide distribuée, dans un réseau
public, avant le compteur, ou dans la partie privée dans un
bâtiment ou un hôpital, de "prendre" 2 voire
3 °C.
Cette température est une température moyenne qui ne reflète
pas la situation au niveau des parois. La couche limite, parfois épaisse
de plusieurs centaines de µm, peut se réchauffer de 5 à
10 (voire plus) °C,
des décrochages, lors de variations rapides de la turbulence, du
biofilm avec réduction de l'épaisseur de la couche limite.
Les documents suivants montrent
le mécanisme de formation du biofilm à travers des dessins:

accrochage et équilibre bactéries et formation du biofilm

Le biofilm se développe puis il peut se décrocher
Les meilleurs documents
proviennent le plus souvent de l'Université d'Etat du Montana (MSU). Cette
université dispose du centre de recherche sur les biofilms (CBE ou Center
for Biofilm Engineering fondé par le Professeur CHARYAKLIS) de la NSF
(National Science Foundation).

Echange avec le matériau de la surface dans un contexte de corrosion.
du fer ferreux ou ferrique, indispensable est ainsi disponible (origine
Université du Montana CBE)
Echange milieu matériau et le biofilm
(origine Université du Montana CBE)
Biofilm dans un tuyau (origine CBE université du Montana)
Il est évident que
faire un diagnostic ou suivre un traitement comme la chloration ou un
traitement thermique en se basant uniquement sur un dénombrement
des légionelles circulantes ne peut que conduire à des ERREURS.
Le suivi du biofilm est INDISPENSABLE et nous utilisons régulièrement
un capteur avec suivi du biofilm sur un support (des billes de verre parcourues
par l'eau à étudier, avec un écoulement laminaire
autour des billes.
Celles-ci sont périodiquement extraites du réseau et le
biofilm est désorbé des billes par ultrasons, durant un
temps très court, selon un protocole proposé par le groupe
de travail de l'AGHTM. Les bactéries (flore totale, légionelles..)
sont dénombrées.
Le suivi de l'encrassement des billes est un indicateur peu coûteux,
de l'état sanitaire des réseaux et de l'efficacité
d'un nettoyage et d'un traitement.
Un autre capteur, essayé sur des installations industrielles, est
en cours de développement. Le biofilm est un isolant électrique,
et l'analyse de la conductivité sur des électrodes qui s'encrassent,
permet, avec un système expert de:
- suivre l'encrassement des réseaux,
- décider et piloter les désinfections et nettoyages.L'autre
grand centre travaillant sur les biofilms et les légionelles est
l'université de Pittsburgh que vous pouvez découvrir avec
le site: legionella.org

biofilm sur PVC
(origine université de Pittsburgh laboratoire d'étude sur la Legionella
Professeur Janet E. STOUT)
Depuis plus de 2 ans, chaque
fois que nous le pouvons, nous proposons
une étude du comportement hydraulique de l'eau dans les canalisations
avec :
- au minimum, une mesure des vitesses dans les réseaux d'eau, tronçons
par tronçons. Ces études que l'on fait systématiquement lors des bonnes
études sur les réseaux d'eau potable sont à faire AUSSI sur les réseaux
d'ECS,
- une modélisation du comportement de l'eau dans les réseaux. Un exemple
donné par ailleurs montre tout l'intérêt d'une modélisation. Là aussi
la technologie se rapproche des études sur l'eau potable,
une étude du biofilm avec un capteur à biofilm. ce capteur, mis au point
et utilisé depuis 2 ans, colle aux exigences du groupe de travail "biofilms"
de l'AGHTM et coordonné par le Professeur Lévi de la faculté de pharmacie
de Chatenay-Malabry.
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Mise
à jour juillet 2001- Révision 1-
copyright IRH Environnement et Jean-Louis ROUBATY 2001
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